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site_1487_0010-435-300-20150623153819La Palerme arabo-normande (deux palais, trois églises, une cathédrale et un pont) et les cathédrales de Cefalú et Monreale, sur la côte nord de la Sicile, constituent une série de neuf structures civiles et religieuses datant de l’époque du royaume normand de Sicile (1130-1194). Ensemble, ils illustrent un syncrétisme socio-culturel entre les cultures occidentales, islamique et byzantine de l’île qui fut à l’origine de nouveaux concepts d’espace, de construction et de décoration. Ils témoignent également de la coexistence fructueuse de peuples d’origines et de religions diverses (musulmanes, byzantines, latines, juives, lombardes et françaises).

 

 

 

 

 

Source: unesco.org

Missions de San Antonio

Posted on: mai 23rd, 2016 by nideal No Comments

 

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Il s’agit d’une série de cinq ensembles d’avant-postes religieux, de part et d’autre de la rivière San Antonio, dans l’Etat du Texas, ainsi que d’un ranch situé à 37 kilomètres au sud. Le bien se compose notamment de structures architecturales et archéologiques, de terres agricoles, d’habitations, d’églises, de greniers ou encore de systèmes de distribution de l’eau. Fondé par les missionnaires franciscains au XVIIIe siècle, le bien illustre les efforts déployés par la couronne espagnole pour coloniser, évangéliser et défendre la frontière nord de la Nouvelle Espagne. Les missions de San Antonio sont également un exemple de l’imbrication des cultures espagnole et coahuiltèque, illustrés entre autre par les éléments décoratifs des églises qui associent les symboles catholiques avec l’esthétique naturaliste autochtone.

 

 

 

Source: unesco.org

Coteaux, maisons et caves de Champagne

Posted on: mai 3rd, 2016 by nideal No Comments

 

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Il s’agit des lieux où fut développée la méthode d’élaboration des vins effervescents, grâce à la seconde fermentation en bouteille, depuis ses débuts au XVIIe siècle jusqu'à son industrialisation précoce au XIXe siècle. Le bien se compose de trois ensembles distincts : les vignobles historiques d’Hautvillers, Aÿ et Mareuil-sur-Aÿ, la colline Saint-Nicaise à Reims et l’avenue de Champagne et le Fort Chabrol à Epernay. Ces trois ensembles –soit le bassin d’approvisionnement que forment les coteaux historiques, les unités de production (les caves souterraines) et les espaces de commercialisation (les maisons de Champagne)- reflètent la totalité du processus de production de champagne. Le bien illustre clairement comment cette production a évolué d’une activité artisanale très spécialisée à une entreprise agro-industrielle.

Source: Unesco.org

 

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Fondée en 1773 en Jutland du Sud, cette colonie est un exemple de peuplement planifié de l’Eglise morave, une congrégation libre luthérienne basée à Herrnhut, en Saxe. Conçue comme le modèle de l’idéal urbain protestant, la ville s’est développée autour d’une église centrale et de sa place. Les maisons, de plain-pied ou à un étage, présentent des façades en briques jaunes homogènes sans ornement et des toits en tuile rouge. L’organisation démocratique de l’Eglise morave, qui fut pionnière en matière d’idées d’égalité, s’exprime dans son urbanisme humaniste. Celui-ci est illustré par son plan ouvert sur des terres agricoles et ses bâtiments importants pour le bien commun, à l’image des maisons collectives pour les veuves et les célibataires. Elle sont toujours habitées et l’Eglise morave local est toujours propriétaire de beaucoup de ces maisons.

Source: Unesco.org

Vieille ville de Berne

Posted on: avril 25th, 2016 by nideal No Comments

 

Fondée au XIIe siècle sur une colline ceinturée par l'Aare, Berne s'est développée selon un principe urbanistique exceptionnellement clair. Les bâtiments de la vieille ville, de diverses périodes, comprennent notamment des arcades du XVe siècle et des fontaines du XVIe siècle. La majeure partie de la ville médiévale a été rénovée au XVIIIe siècle mais a conservé son caractère original.

 

Vieille ville de Berne (Suisse) © OUR PLACE The World Heritage Collection
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

La Vieille ville de Berne, ville fédérale de la Suisse et capitale du canton de Berne, se situe sur le plateau suisse entre le Jura et les Alpes. Fondée au 12ème siècle selon un plan de fondation novateur sur une colline ceinturée par la rivière Aar, Berne a connu une expansion en plusieurs étapes depuis sa fondation au 12ème siècle. Ce développement reste visible dans sa structure urbaine, largement tributaire de l’implantation médiévale et se composant d’éléments clairement définis : de larges rues au tracé clair, utilisées pour le marché, une répartition régulière des parties construites, subdivisées en parcelles étroites et profondes, une infrastructure d’amenée et d’évacuation d’eau perfectionnée, d’imposants immeubles datant principalement du 18ème siècle, en grand partie construits en molasse, avec leur système d’arcades, les façades des maisons étant soutenues par des arcs. Les bâtiments publics des pouvoirs laïcs et religieux furent toujours placés à la périphérie, principe respecté également au 19ème siècle, lors de la construction de grands monuments publics affirmant la fonction de ville fédérale de Berne à partir de 1848.

Berne s’est développée selon des principes urbanistiques exceptionnellement clairs. L’implantation médiévale de Berne, reflétant la lente conquête du site par des extensions urbaines du 12ème au 14ème siècle, fait de Berne un témoin impressionnant du Haut Moyen âge en ce qui concerne la fondation d’une ville, qui compte dans le cadre européen parmi les créations urbanistiques les plus significatives. La physionomie de Berne a été modifiée par les aménagements de l’époque moderne : au 16ème siècle, la ville voit s’édifier de pittoresques fontaines, tandis que se restaurent tours et murailles et que s’achève la cathédrale. Au 17ème siècle, de nombreuses maisons patriciennes sont construites en molasse, et vers la fin du 18ème siècle, une grande partie des zones bâties sont transformées. Ce développement moderne fut pourtant constamment, jusqu’à nos jours, mis en œuvre en conservant la structure urbaine médiévale de la ville. La Vieille ville de Berne est ainsi un exemple unique démontrant un renouvellement constant de la substance bâtie respectant les données urbanistiques du plan d’origine, présentant une variation du baroque tardif sur un thème du Haut Moyen âge.

Critère (iii) : La Vieille ville de Berne est un exemple positif d’une ville qui a conservé sa structure urbaine médiévale tout en remplissant, au fil du temps, les fonctions de plus en plus complexes d’une ville capitale d’un État moderne.

Intégrité

Le site comprend toute la structure urbaine historique, avec toutes les étapes de son développement du 12ème au 14ème siècle, ainsi que les aménagements du 19ème siècle comme les ponts et les grands monuments publics, tous conservés ; elle inclut par conséquent tous les éléments nécessaires pour exprimer sa valeur universelle exceptionnelle.

Authenticité

Bien que pendant les premières décennies du 20ème siècle, la sauvegarde de la Vieille ville ait été davantage concentrée sur l’apparence des bâtiments (façades, toitures), la grande majorité des bâtiments historiques de diverses périodes ont gardé leurs structures intérieures et le plan médiéval de l’ensemble est resté intact. L’état actuel de la ville se distingue par une bonne conservation des bâtiments d’une part, et par la vie contemporaine intense qui s’y déroule d’autre part.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

Le site profite d’une législation spéciale depuis 1908, actualisée plusieurs fois depuis, qui prescrit de manière très détaillée la sauvegarde du paysage urbain et règle en détail le cadre d’éventuelles interventions. La pression due au développement impliquant des transformations potentiellement inappropriées est contrôlée par ce moyen légal.

La gestion du site est assurée par un système administratif qui englobe toutes les autorités de tous les niveaux étatiques selon leurs compétences légales. Le service spécialisé de la ville pour les monuments historiques est responsable de la conservation du patrimoine bâti dans le sens étroit, tandis que d’autres services de la ville et du canton assurent la gestion urbaine plus large (planification et utilisation des sols, règlements concernant le trafic public et privé, sécurité, dispositions et structures pour la gestion des risques, notamment en ce qui concerne les catastrophes naturelles et environnementales, etc.). En tant que centre urbain vivant, le site a la capacité d’accueillir un grand nombre de visiteurs. Il existe deux centres d’information pour les visiteurs, ainsi que de nombreuses offres spécialisées. Selon les droits du souverain de la démocratie directe, la population locale est appelée à se prononcer par vote sur d’éventuels changements de textes légaux, ainsi que sur les investissements et projets urbains majeurs. Les organisations non-gouvernementales disposent d’un droit de recours contre les décisions administratives.

Les enjeux à long terme consistent à la fois en la conservation maximale de la substance originale tout en prenant en compte son caractère vivant en tant que centre habité, lieu de travail et de commerce, ainsi qu’en le contrôle rigoureux des abords immédiats, notamment les pentes vers l’Aar.

Source: unesco.org

Abbaye de St-Gall

Posted on: avril 25th, 2016 by nideal No Comments

 

Le couvent de Saint-Gall, exemple parfait de grand monastère carolingien, a été, depuis le VIIIe siècle jusqu'à sa sécularisation en 1805, l'un des plus importants d'Europe. Sa bibliothèque, l'une des plus riches et des plus anciennes du monde, contient de précieux manuscrits, notamment le plus ancien dessin d'architecture sur parchemin connu. De 1755 à 1768, le domaine conventuel a été reconstruit en style baroque. La cathédrale et la bibliothèque sont les principales composantes de ce remarquable ensemble architectural, reflet de douze siècles d'activité.

 

Abbaye de St-Gall (Suisse) © Norbert Aepli
Valeur universelle exceptionnelle

Brève synthèse

L’abbaye de St-Gall, situé dans la ville de Saint-Gall au nord-est de la Suisse, dont l’apparence actuelle est en grande partie le résultat des campagnes de construction du XVIIIe siècle, est un imposant ensemble architectural composé de différents bâtiments regroupés autour de la grande place du couvent : le côté ouest comprend l’ancienne église abbatiale (la cathédrale actuelle), flanquée de deux tours et de l’ancien cloître dont les ailes abritent aujourd’hui la Bibliothèque abbatiale ; à l’est se situe la « Neue Pfalz », actuel siège des autorités cantonales. Le côté nord, de l’autre côté de la place, se compose de bâtiments du XIXe siècle : l’ancien arsenal, la chapelle des enfants et des anges gardiens et l’ancienne école catholique.

L’abbaye de St-Gall, exemple parfait d’un grand monastère carolingien, a été, depuis le VIIIe siècle jusqu'à sa sécularisation en 1805, l'un des plus importants centres culturels d'Europe. Il représente 1200 ans d’histoire d’architecture monastique, un ensemble typique et exceptionnel d’un grand couvent bénédictin. Presque toutes les périodes architecturales importantes, du Haut Moyen âge à l’historicisme, sont représentées de façon exemplaire. Malgré la diversité de styles, l’ensemble conventuel donne une impression de grande unité, bordé au nord et à l’ouest d’édifices de la ville de St-Gall en grande partie intacts.

La bibliothèque de style baroque triomphant représente un des plus beaux exemples de son époque et l’actuelle cathédrale est l’une des dernières constructions monumentales d’églises abbatiales baroques en Occident. En plus de la substance architecturale, des valeurs culturelles inestimables conservées à l’abbaye sont d’une importance exceptionnelle, notamment : les manuscrits irlandais du VIIe et VIIIe siècle, les manuscrits enluminés de l’Ecole de Saint-Gall du IXe et XIe siècle, des documents concernant l’histoire des origines de l’aire alémanique ainsi que le plan du couvent de l’époque carolingienne (seul plan manuscrit de l’époque au monde à avoir été conservé dans son état originel, représentant une sorte de principe d’organisation monastique de l’ordre bénédictin).

Critère (ii) : L’abbaye de Gozbert (816-837) a exercé une grande influence sur les développements de l’architecture monastique au lendemain du Concile d’Aix-la-Chapelle, ce dont témoigne aussi le célèbre plan de St-Gall du IXe siècle, dessin d’architecture annoté de 341 inscriptions sur parchemin, qui peut être lu comme le plan idéal d’une abbaye bénédictine.

Critère (iv) : L’abbaye de St-Gall peut être considérée comme un exemple typique d’un grand monastère bénédictin, foyer d’art et de connaissance, avec sa riche bibliothèque et son scriptorium. Les aménagements successifs de l’espace conventuel attestent, dans leur variété, d’une fonction religieuse et culturelle constante.

Intégrité

Le site comprend le complexe monastique dans son ensemble avec les archives de l’Abbaye ainsi que la Bibliothèque abbatiale et tous les aménagements développés pendant plus de 1200 ans, et inclut par conséquent tous les éléments nécessaires pour exprimer sa Valeur universelle exceptionnelle.

Authenticité

Le site reflète un développement architectural sur plusieurs siècles, dont les témoins matériels ont été conservés avec leur substance originale, avec une continuité de la fonction religieuse, culturelle et publique.

Eléments requis en matière de protection et de gestion

L’abbaye de St-Gall est protégée par des lois fédérales, cantonales et communales. La protection fédérale est inscrite en tant que servitude dans le registre foncier auprès des autorités compétentes de la Confédération, qui doivent donner leur accord pour tous travaux prévus dans le périmètre du bien. La loi cantonale sur la construction de 1972 classe les éléments de l’Abbaye en tant que monuments dont la conservation correspond à l’intérêt public. L’ordonnance sur la construction de la Ville de Saint-Gall de 2000/2005 stipule que tous les éléments du site doivent être conservés (interdiction de démolition, protection de la substance historique et du caractère du bâti). La protection des découvertes archéologiques est réglée par la loi cantonale : sans autorisation des autorités cantonales en charge de l’archéologie, aucun objet archéologique ne peut être détruit ou exporté hors du canton. Afin d’améliorer la conservation de certains objets et manuscrits, les contraintes liées à l’environnement ont été diminuées par une limitation de la circulation dans les abords immédiats, par la garde en dépôt des manuscrits dans un espace avec climat constant et par le suivi continu des conditions climatiques sur le site.

La gestion du bien est assurée conjointement par le canton et la ville de St-Gall ainsi que l’Église catholique qui assurent aussi principalement son financement. Les parties prenantes les plus importantes ont créé une association en 2012, afin de coordonner davantage la gestion du site et dans le but d’élaborer un plan de gestion. Le site devra profiter de la protection renforcée selon le Deuxième protocole relatif à la Convention de la Haye de 1954, ce qui renforcera les dispositions concernant la gestion des risques pour la conservation des biens meubles et immeubles.

Source: unesco.org

Le Lavaux et son patrimoine 3

Posted on: mars 21st, 2016 by nideal No Comments

 

Géographie

Lavaux constitue un paysage où l’œuvre de la nature et l’empreinte humaine sont en parfaite symbiose. L’homme s’est lové dans le contexte structural, s’appuyant là sur les bancs de conglomérats, forgeant ailleurs des murs de pierre.

 

Relief structural

Car Lavaux est avant tout un relief structural, dont les formes principales reflètent la structure géologique du substratum rocheux. L’alternance de bancs plus ou moins résistants à l’érosion a permis de créer un relief en marches d’escaliers sur lequel s’est développé le vignoble. A l’est, les bancs de conglomérats du Mont-Pèlerin jouent ce rôle structurant. Plus à l’ouest, cette morphologie de cuesta s’estompe en raison de la disparition progressive des bancs de conglomérats.

Ce qui fait l’intérêt du paysage de Lavaux, c’est bien l’utilisation que l’homme en a fait, en aménageant le relief et en le mettant en valeur pour l’agriculture. Il s’agit d’un paysage fabriqué et façonné par la main de l’homme.

 

L’homme s’est adapté à la terre

Dans ce processus, les sociétés qui ont aménagé cette terre se sont adaptées au contexte morphologique. Ainsi, aux pieds et sur les flancs du Mont-Pèlerin, là où la pente s’adoucit et le climat devient plus humide, seuls les replats séparés par les escarpements de conglomérats ont été défrichés. Les têtes de bancs, peu utiles et même dangereuses pour l’élevage, sont demeurées boisées.

Dans la partie la plus escarpée de Lavaux, là où les bancs conglomératiques sont les plus élevés et les plus rapprochés, l’homme les a mis à profit pour l’étagement du vignoble. A certains endroits, ce sont les escarpements eux-mêmes qui jouent le rôle des murs séparant les vignes en terrasses. Il arrive parfois que ces bancs nécessitent aujourd’hui une consolidation artificielle.

 

Source : REYNARD, Emmanuel, « Géographie », in Lavaux, Vignoble en terrasses face au lac et aux Alpes, Dossier de candidature de Lavaux au patrimoine mondial de l’UNESCO, Cully, Janvier 2006, pp. 40-42.

Le Lavaux et son patrimoine 4

Posted on: mars 21st, 2016 by nideal No Comments

 

Viticulture

Etroite bande de terre entre la masse d’eau du Léman et un arrière-pays vallonné et collinaire, Lavaux est resté durant des millénaires un coteau inculte et broussailleux. Les premiers vignobles furent sans doute plantés près des lieux habités proches du lac. La mise en culture de la zone la plus raide (Dézaley) remonte à la seconde moitié du XIIe siècle grâce aux efforts des moines cisterciens.

Influence du lac

L’influence du Léman sur le climat de Lavaux est de toute première importance. La région bénéficie, comme on a coutume de le dire, de « trois soleils » : l’astre lui-même, la réflexion de ses rayons par le lac et la restitution nocturne de la chaleur accumulée par les murs de vigne.

La nature a fait la pente, l’homme est intervenu pour la maîtriser. Ce dernier a dû lutter sans relâche contre l’érosion, en guidant l’eau vers les ruisseaux et en freinant le ruissellement pour maintenir la terre en place, ainsi qu’en créant des murs qui diminuent la pente. Le vignoble de Lavaux se caractérise par une nette prédominance de la propriété familiale, rare jusqu’à la Réforme (XVIe siècle). Aujourd’hui, le vignoble, de Lutry jusqu’à Chardonne, compte plus de 1800 propriétaires et quelque 1150 exploitations.

La quasi-totalité des vins de Lavaux est vendue en Suisse. L’exportation, très faible, tend néanmoins à se développer. La beauté du site de Lavaux est totalement liée à l’existence de la vigne. Comment assurer l’avenir du vignoble si n’est en assurant celui des vignerons qui le cultivent ? Le seul moyen est de valoriser la vigne et le vin. Il s’agit donc de bien comprendre qu’une bouteille de vin de Lavaux payée à son juste prix contribue de façon directe au maintien de ce site exceptionnel.

Source : SIMON, Jean-Louis, MURISIER, François, « Viticulture », in Lavaux, Vignoble en terrasses face au lac et aux Alpes, Dossier de candidature de Lavaux au patrimoine mondial de l’UNESCO, Cully, Janvier 2006, pp. 65-74.

Patrimoine culturel et monuments historiques

Posted on: mars 10th, 2016 by nideal No Comments

 

Müstair GR, couvent de Saint-Jean-des-Sœurs © Stiftung Pro Kloster St. Johann in Müstair

Müstair GR, couvent de Saint-Jean-des-Sœurs © Stiftung Pro Kloster St. Johann in Müstair

Les paysages culturels préservés, les sites archéologiques et les villes, villages, quartiers et édifices historiques sont d’une importance capitale pour l’identité suisse et la qualité de vie qu’offre le pays. C’est sur eux que repose le succès qu’a toujours connu la Suisse comme destination touristique.

Les monuments culturels font partie de l’histoire. Leur sont attachés souvenirs et expériences vécues. Ils témoignent des temps passés et de l’évolution de la société. Ils traversent les siècles et s’affirment dans un contexte en permanente transformation. De ce point de vue, les monuments font aussi partie du présent. Ils confèrent à la Suisse son visage bien à elle et permettent à chacune et à chacun de s’identifier au lieu où elle et il vit.

Les sites archéologiques et les monuments et sites construits historiques ne peuvent toutefois perdurer que s’ils sont constamment entretenus. Pour sauvegarder leur valeur de témoins historiques, il convient d’en préserver, tant que faire se peut, l’intégrité et l’authenticité.

L’Office fédéral de la culture veille, au niveau fédéral, à ce que les enjeux liés à l’archéologie, à la conservation des monuments historiques et à la protection des sites construits soient adéquatement pris en compte. Il élabore des documents de base, s’engage en faveur de conditions-cadres favorables, examine études de planification et projets de construction, et octroie des aides fédérales.

Les activités de l’ Office fédéral de la culture se fondent sur l’article 78 de la Constitution fédérale et sur la Loi fédérale du 1er juillet 1966 sur la protection de la nature et du paysage (LPN). La protection du patrimoine consiste, au sens de la Constitution, à ménager et protéger les paysages et les sites construits historiques ainsi que les sites archéologiques et les monuments culturels.

La Confédération soutient l’archéologie et la conservation des monuments historiques depuis 1886. En 1966, la LPN créait la base nécessaire à la protection des sites construits historiques. Depuis 1989, les deux domaines sont administrativement regroupés au sein de l’ Office fédéral de la culture.

Genève GE, immeuble La Clarté de Le Corbusier, 1931/32 © Archives du SMS, Nunzio Falconetti

Genève GE, immeuble La Clarté de Le Corbusier, 1931/32 © Archives du SMS, Nunzio Falconetti

Patrimoine et énergie

Posted on: mars 10th, 2016 by nideal No Comments

 

Berne BE, centre médiéval à forte densité © Bern Tourism, swissworld.org

Berne BE, centre médiéval à forte densité © Bern Tourism, swissworld.org

La plupart des monuments historiques se distinguent par leur durabilité: leur simple durée de vie et le fait qu’ils aient pu être utilisés durant des siècles a déjà permis de préserver des ressources. De même, la part d’énergie grise consommée par les bâtiments des époques antérieures se révèle assez faible. Jusqu’à un passé tout récent, l’énergie était chère – ce que reflétaient urbanisme et modes de construction: les centres médiévaux présentaient une très forte densité, et les bâtiments devaient permettre d’exploiter au maximum l’énergie disponible. En termes de durabilité, bien des édifices historiques présentent, aujourd’hui encore, des caractéristiques très favorables, notamment:

  • un fort indice d’utilisation du sol (centres de localités denses, constructions mitoyennes);
  • une orientation garantissant un apport solaire maximal là où cela se révèle judicieux;
  • le recours à des matériaux naturels (pierre, bois, argile, sable, etc.), issus d’un environnement proche;
  • une disposition, une taille et un nombre adéquats de baies (fenêtres et autres ouvertures);
  • des plans conçus pour permettre une utilisation optimale des locaux du point de vue de la chaleur, du froid et de la lumière;
  • un chauffage adapté aux besoins, à la fois dans le temps et dans l’espace.
Avec la Stratégie énergétique 2050, le Conseil fédéral entend promouvoir une politique énergétique et climatique durable. L’Office fédéral de la culture s’engage pour que la mise en œuvre de cette stratégie respecte les exigences de la conservation du patrimoine.
  • En tant que témoins de leur époque, les monuments historiques constituent une ressource culturelle non renouvelable. Traces matérielles de notre histoire, ces biens culturels à forte valeur identitaire doivent être, tant que faire se peut, conservés dans leur substance et leur aspect.
  • Protection du patrimoine et protection du climat relèvent toutes deux d’intérêts publics ancrés dans la législation et d’importance équivalente.

Silenen UR, Ried: maison paysanne orientée au sud-ouest, avec cuisine donnant vers l’amont; date de construction: 1654 © Schweizerische Bauernhausforschung, Benno Furrer

Silenen UR, Ried: maison paysanne orientée au sud-ouest, avec cuisine donnant vers l’amont; date de construction: 1654 © Schweizerische Bauernhausforschung, Benno Furrer